En route, de Rio à Tokyo

Vladimir Vinchon

Publié le 04/06/2015 dans la catégorie Interviews

Bonjour à tous ! Aujourd’hui nous partons à la rencontre de Vladimir Vinchon, cavalier de l’équipe de France de dressage handisport.

Portrait:

@EnRoutePourRio : Vladimir bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

@VladimirVinchon : bonjour je suis cavalier de l’équipe de France depuis 2011 je suis
classifié dans le grade III et je suis amputé fémoral droit j’ai 41 ans marié et 3 jolie filles.



@EnRoutePourRio : Parlez nous un peu de votre parcours, comment êtes vous venu à
l’handi-équitation, et plus précisément au para-dressage ?

@VladimirVinchon : J’avais fait 3 saisons de CSO handisport et peu de rivalité j’ai obtenu 2
titres de champion de France, une fois vice champion de France dans la catégorie élite a 1,20M. Le para dressage j’y suis arrivé un peu par nécessité et / ou par manque de concurrence car je ne connaissais  pas du  tout cette discipline mais j’ai eu la chance de me voir confier un cheval de qualité de l’IFCE flipper d’or ENE-HN avec qui j’ai été champion de France, 4ème de
championnat d’Europe et 7ème des jeux paralympique de LONDRES et tout cela en moins de
deux ans.

@EnRoutePourRio : Comme nous l’avons appris dans l’article « découverte de l’handi-équitation »  il y a différents grades de classification pour les cavaliers, selon leur handicap, pour essayer de les faire concourir sur une base d’égalité. Vous êtes un cavalier
de grade III, quelles sont les spécificités concernant le para-CSO et le para-dressage en
particulier ?  Avez-vous vos propres chevaux ?

@VladimirVinchon : chacun fonctionne comme il le souhaite ou le peux, propriétaire ou simplement cavalier pour le compte d’un propriétaire sous contrat (multiples possibilités)
mais pour le CSO c’est un peu différent même si nous gardons les classifications aussi la
différence c’est qu’en CSO nous sommes précurseurs du système et la discipline n’est pas
reconnue par la fédération équestre internationale.

@EnRoutePourRio : Le haut-niveau nécessite certains sacrifices (de temps, financiers,
familiaux), a-t-il été difficile pour vous d’arriver au haut niveau ?

@VladimirVinchon : le haut niveau, y arriver c’est une chose, mais il faut l’entretenir
aussi et mes sacrifices sont quotidiens dans tous les domaines que vous citez ci-dessus

@EnRoutePourRio : Le handi-sport n’étant que très peu voire pas professionnel, il est
difficile pour les athlètes de vivre de leur sport ou même de pouvoir se rendre à certains
grands rendez-vous sportifs (comme les jeux). Rencontrez-vous, vous aussi, ce problème ?
Est-il facile de trouver des financements et/ou des sponsors ?
 

@VladimirVinchon : j’ai la chance d’avoir un personne qui s’occupe de gérer ma carrière sportive (handiamo) il travaille au quotidien afin de me trouver des sponsors des mécènes et autres… Mais nous n’avons aucune rémunération dans le handisport mais cela nous coute.

@EnRoutePourRio : On peut évidemment penser que vous visez Rio, mais quels sont
vos objectifs pour l’année ?

@VladimirVinchon : je viens d’être sacré champion de France le week-end dernier je
travaille pour qualifier l’équipe de France pour RIO mais il me reste un objectif celui de me
préparer au mieux sans bruler les étapes avec mon nouveau et jeune cheval Tarantino
Fleuri*ENE-HN



Merci Vladimir d’avoir répondu à nos questions, nous vous souhaitons beaucoup de
réussite pour vos compétitions à venir et espérons vous voir à Rio !

 

Delphine pour ERPR

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