En route, de Rio à Tokyo

Nathalie Laurent la passion du sport avant tout

Publié le 20/01/2017 dans la catégorie Interviews

Lors de ces championnats de France de Parabadminton, on suivra bien entendu les badistes « stars » que sont Lucas Mazur, David Toupé, Pierre Edinger, Faustine Noël, Mathieu Thomas, etc.… Parmi ce parterre compétitif au niveau international il y aura aussi des noms moins connus mais tout autant passionnés par la pratique.
Nathalie Laurent en fait partie, nous partons avec elle en immersion dans le monde amateur du handisport.
Secrétaire du Comité Handisport de la Nièvre (CDH58), c'est une vraie amoureuse du sport, elle participe au développement de la pratique handisportive de sa région en s'investissant corps et âme dans des opérations de sensibilisation et de découvertes auprès des publics handicapés et valides.
Joueuse de Badminton émérite (elle avait remporté la médaille de bronze à ces championnats de France l'année dernière), elle pratique aussi le basket fauteuil au sein d'un collectif mixte handi/valide au club de l'Entente Basket Fourchambault Nevers.

 

ERPT : Nathalie, tout d'abord comment se passe l'entraînement en parabadminton ?
Nathalie Laurent : Je fais en fait partie de deux clubs. L'un en UFOLEP (fédération nationale que l'on qualifiera de pratique « loisirs »), les Volants de Nevers, l'autre affilié à la fédération, l'Amicale Badminton de Nevers. Cela me permet d'avoir deux sessions d'entraînement par semaine, dont une avec le second club cité et un entraîneur qui s'occupe de moi. Cela me permet de progresser. Je m'entraîne avec les valides.

ERPT : Tu es venue sur le tard sur une pratique de compétition, peux-tu nous expliquer le déclic ?
Nathalie Laurent : J'ai eu un chemin de vie qui n'a pas toujours permis que je m'investisse totalement dans un sport. Il y a trois ans, nous sommes allés à Bourges pour les championnats de France, et j'ai rencontré Sandrine Bernard (Entraîneur nationale de Parabadminton) au cours d'un petit stage de formation. J'ai été piqué par le virus « bad » à ce moment là.

ERPT : Premier tournoi, les championnats de France l'an dernier et médaille de bronze, que vise-tu cette année ?
Nathalie Laurent : C'est très difficile à dire. Tout d'abord, le principal problème est que je ne peux pas m 'évaluer en compétition, les championnats de France est le seul tournoi auquel je participe. Il n'y en a pas d'autre dans la région. Je sais que j'ai progressé sur mes déplacement surtout, je le sens bien, maintenant je ne sais pas combien on va être à Quimper et quel va être le niveau en WH1 ma catégorie. J'ai envie de tout donner et de prendre une revanche amicale sur Audrey Bellia Sauvage qui avait emporté le titre l'an dernier. J'ai mis toutes les chances de mon côté en faisant l'acquisition d'un fauteuil spécifique parabadminton, l'année dernière j'avais un fauteuil de basket qui n'était pas idéal pour la pratique.

ERPT : Rêves-tu d'une carrière internationale ?
Nathalie Laurent : A mon âge, c'est difficile peut-être, mais après tout pourquoi pas. Le but serait de me confronter à d'autres joueuses, de progresser et d'avancer dans ma pratique. Après, les occasions de briller devant le staff des équipes de France sont rares, voir unique, ce sont ces championnats.

ERPT : Tu pratique également le basket à Nevers ?
Nathlie Laurent : Oui au sein d'un club valide, il y a une section Basket Fauteuil. Nous sommes un collectif d'une quinzaine de basketteurs dont 6 handis. L'ambiance est vraiment bonne, on pratique ainsi l'inclusion dans le sport valide et c'est vraiment bon. Nous ne faisons pas de compétition, parce qu'il faudra participer à un championnat, même au plus petit niveau, national et nous n'avons pas les moyens pour l'instant. J'en profite pour dire que nous avons aussi ouvert une section Basket Adapté pour les déficients intellectuels et c'est une autre source de bonheur.

ERPT : On oublie trop souvent le rôle des Comités Départementaux et Régionaux dans la vie du handisport. Quelles sont vos missions ?
Nathalie Laurent : Elles sont tournés vers la pratique du sport par des personnes en situation de handicap. Nous avons deux salariées (NDLR Elodie Gauthier et Charlotte Camus)  qui se donnent totalement à l'encadrement technique des disciplines en intervenant auprès des structures du département. Nous prêtons également du matériel aux associations qui en besoin, nous avons un minibus adapté pour que nos handisportifs puissent se déplacer. Nous faisons aussi beaucoup de journée de sensibilisation auprès des différents publics, nous communiquons aussi beaucoup. Notre travail n'est pas porté sur le haut niveau spécifiquement, nous souhaitons juste que les personnes en situation de handicap fassent du sport, ce qui est un bon moyen d'intégration dans la société. A un moment où l'on parle du « vivre ensemble » nous devons aussi participer.

ERPT : A Rio, on a senti un frémissement de la reconnaissance de l'handisport, comment tu le ressens au niveau de vos interventions ?
Nathalie Laurent : Quelque chose a bougé, c'est sûr. On a plus de monde dans nos journées de sensibilisation. Les gens ne se gênent plus pour venir discuter avec nous, nous poser des questions. Je pense que réellement le ton des commentaires des Paralympiques a contribué à cette évolution des mentalités.

Nous tenions à remercier Nathalie pour sa disponibilité, sa passion et son sourire et lui souhaitons une belle réussite à Quimper.
Nous voulions aussi en profiter pour mettre en lumière ces comités départementaux et régionaux et rappeler à chacun d'entre eux, que nous sommes à leur disposition pour faire passer les agendas et les résultats des compétitions qu'ils organisent.

 

Fabien d'ERPT

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