En route, de Rio à Tokyo

Benjamin Daviet, un titre minimum

Publié le 10/02/2017 dans la catégorie Interviews

Nous avons pu nous entretenir avec Benjamin Daviet quelques heures avant son départ pour Finsterau (Ger), théâtre des Championnats du Monde de Ski Nordique (Fond + Biathlon) 2017. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le skieur du Grand Bornand ne masque ni ses ambitions, ni ses objectifs.

ERPT : Tout d'abord, où en es-tu point de vue état de forme ?
Benjamin Daviet : Cela me paraît bien. Depuis l'Ukraine, on en a fait ni trop, ni trop peu. Les sensations sont là, j'ai pu travailler un peu ma puissance à ski. Et comme c'est très bien au niveau du tir, j'arrive en étant bien sur ces Championnats du Monde.

ERPT : Sur quelles courses es-tu engagé ?
Benjamin Daviet : Cela aurait été difficile de tout faire. J'ai donc privilégié le Biathlon et ses 3 format (Sprint, Individuelle, et Moyenne Distance) pour tenter de marquer encore de gros points points pour la lutte pour le Globe de Cristal (Ces championnats attribuent des points pour le classement général de la Coupe du Monde). Bien entendu, je ferais le relais avec une belle course en perspective et le le 10 Km (Moyenne distance) de Ski de Fond parce que c'est le dernier jour et que ça me permettrait de finir bien ces championnats.

ERPT : Quels sont tes objectifs sur la compétition ?
Benjamin Daviet : Sur mes épreuves individuelles j'attends au minimum un titre, et des médailles pour les autres courses. Ce n'est pas prétentieux du tout d'annoncer cela. Cela correspond à mon niveau depuis le début de la saison, donc à moi de capitaliser sur mon état de forme du moment. Pour le relais, on jouera l'or c'est sûr, on doit rester la meilleure nation, cela marquerait le coup. Enfin, sur le ski de fond, le 10 Km est ma distance, donc si je peux jouer devant, je ne vais pas me gêner.

ERPT : Quels seront tes adversaires ?
Benjamin Daviet : En Biathlon, avec les tirs, tout peut aller aller très vite dans un sens ou dans un autre, donc c'est difficile de répondre. Cependant, il y a un Ukrainien (Ihor Reptyukh) qui va très vite à ski, mais qui ne tire pas toujours proprement, le danger pourrait venir de là.

ERPT
 : L'absence des russes pour les raisons que l'on connaît n'est-il pas un peu perturbant ?
Benjamin Daviet : J'avoue que ça fait bizarre de ne pas les voir sur le circuit. Je me suis pris un peu la tête avec ça en début de saison. Maintenant je n'y pense plus. Sans revenir sur le fond de l'affaire, il faudrait maintenant que les noms sortent, et que la Russie puisse revenir tout en ayant revu son dispositif de lutte anti-dopage.

ERPT : Quel rôle vont jouer ces Championnats du Monde dans la perspective de PyeongChang ?
Benjamin Daviet : Si je peux être dominant, les autres vont commencer à se poser des petites questions. Le but est de leur mettre des petits coups au sens figuré, pour les pousser à la faute. On peut imaginer qu'ils puissent faire des erreurs dans leur préparation la saison prochaine pour essayer de me rattraper. De mon côté, je dois faire bien ce que je sais faire et on verra bien.

On retrouvera donc Benjamin dès Samedi pour le Moyenne Distance de Biathlon, Mardi pour l'Individuelle, Mercredi pour le relais de Fond, le Samedi suivant pour le Sprint et Dimanche pour le 10 Km de Fond.

Sur la dynamique aperçue depuis le début de la saison et surtout son grand chelem de Western Center (Ukr), Benjamin Daviet est réellement dans le coup pour chacune de ses apparitions. Nous croisons les doigts pour entendre quelques Marseillaises ici et là.

 

Fabien d'ERPT

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