En route, de Rio à Tokyo

Maxime Montaggioni ne réalise pas encore qu'il est Champion du Monde

Publié le 24/02/2017 dans la catégorie Interviews

Maxime Montaggioni  a connu des Championnats du Monde de Snowboard de toute beauté avec la médaille d'argent sur le Cross et le titre sur le Slalom à Big white (Can). Le niçois revient avec nous sur ses exploits canadiens, son enchaînement avec la Coupe du Monde de la Molina, sa fin de saison et les Jeux Paralympiques.

ERPT : Commençons dans l'ordre chronologique par le Cross, peux-tu nous parler de ta longue journée…
Maxime Montaggioni : Les qualifications se sont globalement bien passées puisque je termine 2 ème. Ma première réaction est de comprendre que je n'affronterais pas l'Américain Michaël Minor, l'immense favori, avant la finale. Au premier tour je prend un Finlandais que je maîtrise sans problème. Au 2 ème Run, j'affronte un canadien avec un beau gabarit, je réussi a bien rester concentré et ça passe sans trop de problème. En demi-finale, je retrouve mon copain italien Jacopo Luchini qui a super bien progressé, surtout au niveau de la glisse. J'essaie de changer ma procédure de départ pour être mieux, et bien évidemment je me foire. Lui fait un super départ mais tombe rapidement, me voilà en finale contre Michaël Minor. Une fois de plus je rate complètement mon départ, mais il fait une grosse faute au 4 ème virage qui me permet de le remonter et de le passer. Sur un virage à droite, il anticipe un peu trop, touche ma planche, et c'est moi qui tombe.



 

ERPT : Quelle est ta première réaction ?
Maxime Montaggioni : Je suis frustré et énervé en bas. Bien sûr que la deuxième place est magnifique, mais je continue de penser qu'il aurait pu m'éviter et que j'aurai pu l'emporter. Le staff me rassure pleinement, surtout Christian Fémy qui me glisse à l'oreille : « Tu as gagné ton billet pour PyeongChang avec cette performance ». Ca m'a retiré un peu de pression avant d'aborder le Slalom.

ERPT : Justement ce slalom, encore un scénario à suspens ?
Maxime Montaggioni : Carrément ! J'étais deuxième après le deuxième run et Michaël Minor paraissait vraiment au dessus. La piste était dégradée, mais j'ai tout donné. Evidemment en bas de la piste, je ne savais pas trop ce que j'avais fait, mais le skieur Britannique Ben Moore me faisait des signes comme si j'avais fait le meilleur temps. Je suis allé tout de suite au tableau pour voir que j'avais pris la tête. Je n'ai pas eu à attendre longtemps, Michaël Minor était deux départs derrière mois. Quand ça a été officiel, je suis passé en mode détente type Nirvana. Aujourd'hui encore, je ne crois pas que je réalise pleinement l'exploit que j'ai fait !

ERPT : Pas le temps de réaliser d'ailleurs, puisque tu as enchaîné avec La Molina !
Maxime Montaggioni : C'est simple, on est rentré le vendredi soir, j'ai profité des miens le samedi, et suis reparti le dimanche .

ERPT : Tu as fait quatre podiums en Espagne (2 Argent et 2 Bronze), mais tu pourrais être déçu ?
Maxime Montaggioni : En fait, si on m'avait dit que je ferai ces résultats en début de saison, j'aurai bien volontiers signé ! Sauf qu'un titre est passé par là mais je suis tombé sur un Michaël Minor en mode Warrior et sur des italiens avec une grosse glisse ! Alors je relativise, et me dit qu'avoir ces résultats dans des conditions pas optimum pour moi, c'est quand même pas mal du tout !



ERPT : On a parlé de Michaël Minor souvent, qu'est ce qui fait la différence pour l'instant ?
Maxime Montaggioni : Ce mec est un fou de glisse. Il a un staff impressionnant autour de lui. Il a une aisance de folie et comme en plus il est surmotivé, on imagine. Un seul exemple pour comprendre la différence de statut : Moi lundi, en rentrant d'Espagne, je suis retourné au boulot. Lui il est a Barcelone pour deux-trois jours pour aller faire du Skate ! Mais il a aussi des petits points faibles, intéressants à exploiter.


ERPT : Vous partez à PyeongChang pour la Coupe du Monde au début du mois de Mars, avec quels objectifs ?
Maxime Montaggioni : Le premier est de ne surtout pas rater cette étape. Ce serait vraiment trop bête d'avoir fait tous ces résultats pour ne rien faire là-bas. Et puis on va aussi découvrir les pistes et prendre quelques marques en vue des Paralympiques qui risquent un peu de nous obséder pendant un an !

Maxime nous a promis de revenir nous voir pour analyser justement ces parcours à son retour de Corée.

 

Fabien d'ERPT

Crédit Photo :Maxime Montaggioni Facebook

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