En route, de Rio à Tokyo

Timothée Adolphe déjà tourné vers Londres

Publié le 02/03/2017 dans la catégorie Interviews

Après des championnats de France indoor réussis d'un point de vue résultats bruts (2 titres qui ne se refusent pas), notre parrain, Timothée Adolphe, a déjà la tête aux Championnats du Monde et ses envies de médailles d'or.
Retour sur un début d'année perturbé par les petits pépins physiques mais encourageant pour la  suite des événements.

ERPT : Tout d'abord, peux-tu nous parler de ta prestation à Bercy à l'occasion du meeting International pour les valides ?
Timothée Adolphe : C'était un peu particulier. On y était pour faire une démonstration avec Trésor Makunda. C'est une vraie fête de l’athlétisme avec une grosse ambiance, on n'avait pas le droit de se louper. J'avais remis les pointes que depuis une semaine, et on avait fait que 2-3 séances de vitesse. Le bon point est que j'ai fait 7''42, pour une rentrée et sur une piste moyenne, cela a lancé la dynamique de la saison.

ERPT : Avant les championnats de France de Nantes, tu t'es rendu avec l'Equipe de France en stage à Monte Gordo (Por), est ce que cela t'a été profitable ?
Timothée Adolphe : Pas vraiment, j'ai été gêné par un petit souci au tendon d'Achille. Plus précisément, je souffre de temps en temps de ce que l'on appelle une péri-tendinite (une inflammation de la gaine du tendon). Cela n'est pas grave en soi, mais sur place en l'absence du matériel médical adéquat, je n'ai pas pu me soigner comme d'habitude. Ça m'a pas mal énervé, cette blessure dans ce contexte. J'ai serré les dents, mais du coup les séances n'ont pas été aussi bonnes qu'espéré.

ERPT : Ensuite, petit périple pour se rendre à Nantes
Timothée Adolphe : Oui, plutôt grand périple avec de l'attente, de l'avion, et 6 heures de bus. Sans compter qu'une fois à Nantes, il a fallu faire le tour des hôtels, les chambres étant réservées par nos clubs donc toutes dans des endroits différents. C'était pour tout le monde pareil, mais c'était bien fatigant !

ERPT : Première course pour toi avec les séries du 60 m et record d'Europe à la clé.
Timothée Adolphe : La grande surprise pour moi ! Du fait du voyage de la veille et de la nuit très courte, j'ai du dormir 2 heures au maximum, ça a été plutôt très bizarre. Gautier (Simonet) mon guide, rate un peu son départ, on est pas coordonné au top, mais ça pousse bien, et on signe 7''38, bonne nouvelle, on imaginait que ça irait plus vite en finale.



 

ERPT : Justement, cette finale n'a pas eu les effets escomptés…
Timothée Adolphe : On était super motivé à l'idée de se battre contre Axel Zorzi (T13) un vrai concurrent au niveau des performances brutes. Malheureusement, il anticipe et fait un faux départ. Je suis super énervé sur le coup parce qu'il n'y aura personne pour me « pousser ». Ensuite, j'essaie de jouer avec le starter qui ne faisait que des départs « longs », seulement pour le coup de feu de la finale ça a été très vite. Du coup je ne suis pas prêt, et en plus Gautier veut vraiment se racheter des séries et part comme une balle. Je suis obligé de me relever très vite pour revenir à sa hauteur et ça donne au finale un 7''41.

ERPT : Qu'est ce que vaut ce record d'Europe ?
Timothée Adolphe : On ne va pas se mentir, il a fallu que je cherche longtemps dans les statistiques pour voir quel était le record. A priori, même l'IPC ne recense pas les records indoor. Mais bon, je suis allé vite, et puis un record reste un record !

ERPT : Ensuite le 800 M , un titre mais aussi une déception pour le chrono.
Timothée Adolphe : Oui celle là, il va falloir vite l'oublier. Au départ, je suis cuit, mon tendon me fait mal, plein de petits problèmes personnels me remontent dans la tête donc je ne suis pas dans les meilleures dispositions. J'avais promis de courir donc je l'ai fait mais en temps normal, je me serais peut-être abstenu. Bref, je gagne c'est bien mais dans un chrono très faible 2'15. La course ratée par excellence.

ERPT : Quel est la suite du programme ?
Timothée Adolphe : Je dois m'arrêter 4-5 jours pour me soigner, ça devrait suffire. Ensuite, on part pour le cycle d'entraînement le plus important de l'année en Mars-Avril. C'est précisément la période où il ne faut pas se blesser. Le temps perdu à ce moment là ne se rattrape jamais. Et puis après on fera des séances d'intensité pour être prêt à Londres pour les championnats du monde.

ERPT : Où feras tu ta rentrée ?
Timothée Adolphe : Bonne question, je ne sais absolument pas ! Je dois me débarrasser des minimas avant le 9 Juin. Il y a le meeting IPC de Talence le 22 Avril, mais c'est peut-être un peu tôt. Ensuite, il y a le meeting international de Rieti (Ita) mais qui tombe le jours des interclubs valides, donc ce sera difficile d'avoir un guide. On verra bien, on doit en discuter avec mon coach, mais on ne vas pas faire n'importe quoi. L'objectif c'est Londres !

ERPT : Avec quel objectif en tête, des records ?
Timothée Adolphe : Un titre dans un premier temps, le reste suivra.

On retrouvera donc Timothée ces prochaines semaines pour des séances d'entraînement intensives avec le gros objectif de la saison en tête.

 

Fabien d'ERPT

Crédit Photo : Capture d'écran IPC

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