En route, de Rio à Tokyo

Lucas Mazur et Sandrine Bernard un duo qui fonctionne parfaitement

Publié le 10/05/2017 dans la catégorie Interviews

Rendez-vous avait été pris le mois dernier, un matin, au CREPS Centre Val de Loire, avec Lucas Mazur, histoire d'enfin faire connaissance dans un monde autre que virtuel.


« On se retrouve au vélodrome » nous avait-il écrit. Vérifiant plusieurs fois l'identité de mon interlocuteur (après tout des Lucas Mazur cyclistes ça pourrait exister…), nous avons investi les terrains de badminton au centre du fameux vélodrome couvert (et très impressionnant). L'accueil a été chaleureux, et comme d'habitude nous sommes restés dans notre petit coin pour ne pas gêner l'entraînement.


Lucas avait prévenu, « ce n'est qu'un petit entraînement de 3/4 d'heures. J'ai déjà fait l'intensité hier ». Le thème de la séance était le revers de fond de cours et le déplacement croisé vers l'avant. A la baguette (ou à la raquette…) Sandrine Bernard, l'entraîneur National de Para Badminton dont le port d'attache est Bourges. Pour résumer, Lucas a finit éreinté le « petit » entraînement. Seul sur sa chaise il a mis une bonne dizaine de minute pour récupérer et venir répondre à nos questions. En attendant nous avons pris plaisir à découvrir Sandrine et la nature de sa relation avec Lucas.

 

ERPT : On est loin de l'image du sport de plage là !
Sandrine Bernard : C'est certain. Le Badminton est un sport très exigeant en compétition. Ensuite, chacun le pratique comme il veut, et pourquoi pas sur la plage sans rechercher autre chose que le plaisir de jouer.


ERPT : Lucas est-il une exception dans ce jeu ?
Sandrine Bernard : C'est un phénomène surtout. Il est exceptionnel au sens littéral du terme. Il est encore jeune et il continue à progresser par le travail. C'est sûr que pour évoluer à son niveau il faut du talent, ou un don, mais si vous ne travaillez pas dur, vous n'y arriverez pas !

ERPT : Est-ce que l'entraîneur que vous êtes doit s'adapter à son handicap ?
Sandrine Bernard : Pour Lucas, au niveau du terrain non. Par contre au niveau du travail physique en salle c'est certain. C'est très différent selon le type de handicap. En fauteuil déjà, rien ne ressemble à ce que l'on nous a appris. Pour les personnes de petites tailles on observe et on change certaines choses : le travail de replacement en pas chassé ne sert à rien pour eux par exemple.

ERPT : Donc un entraîneur de Para Badminton doit savoir tout faire ?
Sandrine Bernard : C'est certain, si on veut montrer, on doit savoir faire. Il faut bien entendu être capable de se mouvoir sur un terrain en fauteuil par exemple ! C'est complet !

Arrivée de Lucas

 

ERPT : Quelle intensité dans cette séance !
Lucas Mazur : Non pas vraiment, je suis juste fatigué aujourd'hui (sourires). On fait des séances en intensité qui peuvent durer le double de temps et là c'est vraiment compliqué, surtout après une journée de cours (il est étudiant à bourges).

ERPT : Ton entraîneur t'a pas mal bougé !
Lucas Mazur : Oui et heureusement, c'est comme ça qu'on progresse. Si on nous dit tout le temps « c'est bien, t'es super » on arrive à rien ! J'ai besoin d'être bougé pour aller dans mes retranchements, ensuite en match ça paye.

ERPT : Tu nous as dit dernièrement que ton début de saison n'était pas à la hauteur de ce que tu pouvais prétendre, tu as une explication ?
Lucas Mazur : Je pense que j'ai voulu trop mettre de « valide » dans mon handisport. Je me suis un peu épuisé. Aujourd'hui, on passe à autre chose, je vais faire le contraire mettre un tout petit peu de valide seulement. D'un autre côté, c'est toujours très intéressant pour moi de jouer contre des valides avec un meilleur niveau que moi. Je progresse là aussi.

ERPT : On parle de plus en plus de l'intégration de certains handisportifs à l'INSEP, cela pourrait-il t'intéresser ?
Lucas Mazur : Pour l'instant non. Mon coach est ici, donc je suis là. Le CREPS de Bourges est vraiment bon au niveau des infrastructures. La seule différence serait peut-être la possibilité de profiter plus facilement des kinés à l'INSEP qu'ici, sinon je ne vois pas encore d'avantage à changer de lieu.

ERPT : Dans une grosse saison avec des championnats du monde à l'automne, comment se prépare t'on ?
Lucas Mazur : Comme toujours, même si on essaie de placer quelques plages de repos supplémentaires pour arriver vraiment en forme en Corée. Il va falloir montrer là-bas une nouvelle fois qu'on est les patrons !

Nous remercions bien entendu Sandrine et Lucas pour leur disponibilité et leur franchise. Ce duo ira loin !

 

Fabien d'ERPT

Crédit Photo : Fabien Férré

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