En route, de Rio à Tokyo

Kevin Dourbecker Je rêve d'une médaille paralympique

Publié le 15/06/2017 dans la catégorie Interviews

Kevin Dourbecker fait partie de cette génération de pongistes tricolores qui sont à la recherche de médailles individuelles dans les grands championnats internationaux et qui mettent tout en œuvre pour réussir. Nous revenons avec lui sur un début de saison plutôt pas mal réussi en attendant la grande échéance des championnats d'Europe de Lasko (Slo) à la fin du mois de septembre.

ERPT : On t'a laissé sur une victoire aux championnats de France à Ceyrat (Puy de Dôme) à la fin du mois de mai, que représente ce titre pour toi ?
Kevin Dourbecker : Bien évidemment il est important. Un titre est un titre, même si on ne va pas se cacher que l'écart entre « les internationaux » et les « autres » est très important. Mais il faut être là, ne serait-ce que pour montrer qu'on est le n°1 français. Il s'agit de mon deuxième titre consécutif, le troisième au total.


Kevin Dourbecker a gauche --- Stéphane Messi a Droite


ERPT : Tu bas en finale ton coéquipier en équipe nationale, Stéphane Messi. En parlant d'équipe, peux-tu revenir sur votre championnat du monde par équipe ?
Kevin Dourbecker : On est arrivé sur place avec le statut de tête de série n°2, on avait à coeur de bien faire. Le match qui nous plombe est en poule contre la Thaïlande. On ne les connaissait pas trop et on perd le double aux avantages du 5 ème set pour commencer. J'égalise, mais Stéphane malgré la motivation ne peut enchaîner. Au final, on s'incline et on prend les Ukrainiens intouchables en 1/2. Reste la satisfaction tout de même d'une médaille de bronze, c'est ma première médaille mondiale, je prends !

ERPT : Revenons sur ta vie de pongiste. Tu mène une sorte de « double » vie, comment aménage tu ton temps ?
Kevin Dourbecker : La journée je suis Adjoint Informatique pour la Mairie de Paris. Sitôt mon travail terminé, je vais dans mon club « valide » de Noisiel (77) pour entraîner les jeunes 3 fois par semaine, et j'essaie de m'entraîner moi aussi au moins deux fois par semaine. C'est fatigant certes, mais je veux redonner tout ce que je peux à ce club qui m'a fait débuter et m'a toujours fait confiance. Pour les compétitions handisports, je joue sous les couleurs de Toulon.

ERPT : Tu as besoin de ces aller-retours pour ton équilibre ?
Kevin Dourbecker : Oui mais pas seulement. Je pense que partager ma passion avec des enfants est aussi important. Et puis l'ambiance au club est vraiment sympa, on joue des interclubs sans pression puisque nous sommes au niveau régional, cela me permet d'évoluer tranquillement. Je prends ces matchs comme des entraînements pour poser les bases de mon jeu.

ERPT : Quel est ton secret pour gagner contre des valides ayant plus ou moins ton niveau ?
Kevin Dourbecker : Le plus gros avantage c'est que nous sommes plus habitué à jouer des valides que l'inverse. Il me semble que nous avons un meilleur sens tactique qu'eux. Bien souvent, ils s'enferment dans leur chaîne de jeu sans se soucier de l'adversaire. Moi je sais très bien ce que je ferais pour me battre (rires).

ERPT : Justement quel est ton meilleur coup ?
Kevin Dourbecker : J'aime beaucoup mon coup droit. Si je peux l'enchaîner en pivot après un service, il fait mal.

ERPT : A 27 ans, à quoi rêves-tu ?
Kevin Dourbecker : Je rêve bien entendu d'une médaille individuelle paralympique. Je ne me suis pas fixé de limite dans le temps. J'irai au minimum jusqu'en 2024 avec une grosse envie que ce soit à Paris devant ma famille et mes amis. Après on verra année après année.

ERPT : Quels sont tes objectifs pour les prochains championnats d'Europe ?
Kevin Dourbecker : Je devrais arriver là-bas avec un bon classement donc je peux viser une médaille individuelle et une bonne performance par équipe toujours avec Stéphane Messi.

ERPT : Toi qui est entièrement amateur, comment finances-tu tes campagnes internationales ?
Kevin Dourbecker : Butterfly (marque de matériel) m'aide au niveau du matériel depuis Rio et c'est vraiment déterminant pour moi. Et puis j'ai des amis, propriétaires du restaurant « L'Interprète » à Serris (77) qui m'aident aussi, et c'est très précieux.

Bien entendu, comme pour tout le reste de l'Equipe de France, nous vous tiendrons informés des résultats de Kevin tout au long de la saison. Merci à lui pour sa disponibilité et sa grande franchise.

 

Fabien d'ERPT

Crédit Photo : Kevin Bardon

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