En route, de Rio à Tokyo

Le Blind tennis une pratique en recherche de reconnaissance

Publié le 06/07/2017 dans la catégorie Decouvertes

Preuve d'une pratique handisport possible pour tous types de sport et pour tous type de handicap, le Blind Tennis (Tennis pour mal et non-voyant) fait son apparition dans certains clubs de l'hexagone.

On ne vous fera pas l'inventaire de la dimension des courts selon les handicaps visuels, on schématisera en disant que le Blind Tennis se déroulent sur des courts à dimension « mini tennis » avec quelques aménagements comme des lignes de couleur contrastée pour les mal voyants, et des lignes « sensorielles » pour les non-voyants. La balle est sonore et les rebonds autorisés vont de 1 à 3 selon  le degré de handicap.

Comme tous ces sports nouveaux, la plus grosse difficulté réside dans le fait d'être rattaché à une fédération pour accélérer son développement. La discipline, née au Japon, a été importé en France par Guillaume Herviet. Un homme se bat bec et ongle, sans rien lâcher malgré les promesses pas toujours tenues pour faire vivre le Blind Tennis, il s'agit du niçois Joël Carton, avec qui nous avons pu échanger quelques minutes.


ERPT : Le Blind Tennis en France, c'est quoi pour l'instant ?
Joël Carton : Comme nous n'avons pas de fédération de tutelle, nous sommes constitués en association : l'Association Française de Blind Tennis. Pour l'instant, le Blind tennis se joue à Nice, à Lyon et à Clermont Ferrand (NDLR : tiens tiens encore l'ASM). Il y a des projets dans d'autres clubs, comme à Nancy par exemple, je parcours la France pour aider à ces mises en place.

ERPT : Pourquoi est-ce vous qui vous occupez du Blind Tennis en France ?
Joël Carton : Il existe une fédération internationale l'IBTA (Inrernational Blind Tennis Association) qui gère la pratique dans le monde entier. C'est elle qui m 'a nommé pour la France. A moi donc de me battre, et le mot est faible, pour faire reconnaître le Blind Tennis en France.

ERPT : Vous parlez de bataille ?
Joël Carton : Oui parce que c'est clairement le cas. Nous nous bougeons pour faire avancer les choses, mais au niveau des instances nationales c'est très difficile et très long. Nous ne sommes pas reconnus du tout…. À part en période d'élection à la Fédération où les promesses ont été nombreuses. Mais depuis….Nous n'avons par exemple pas été invité à Roland Garros pour le séminaire des présidents. C'est frustrant et énervant. Je voudrais maintenant aller taper à la porte du ministre des sports pour tenter de faire bouger les lignes.

ERPT : Vous n'êtes pas seul dans ce combat ?
Joël Carton : Non bien sûr. Le vice-président de l'association est Olivier Delaitre. Il nous aide beaucoup que ce soit personnellement ou financièrement. Et puis nous avons deux parrains : Gilles Simon et Alizée Cornet qui prêchent la bonne parole partout. Cela m'aide vraiment à ne rien lâcher.

ERPT : Pourquoi ce combat ?
Joël Carton : J'ai 52 ans et suis éducateur fédéral de Tennis. Mon but dans toute ma carrière d'éducateur a été d'ouvrir la pratique du tennis à tous sans discrimination. Quand j'ai découvert cette pratique, j'ai pensé que c'était une fantastique opportunité pour toute une partie de notre population de pratiquer un sport qui les passionne. Après quelques entraînements, ces personnes peuvent jouer en toute autonomie, avec les précautions d'usage bien sûr.

ERPT : Par où passerait le développement du Blind Tennis ?
Joël Carton : Tout d'abord par une reconnaissance fédérale, quel quelle soit ! Nous estimons le potentiel de joueurs entre 50 000 et 80 000. Ca me fait enrager parce que vous imaginez, quelle fédération peut ignorer un tel potentiel de licenciés supplémentaires. Nous avons déjà formé, et nous sommes prêts à former des enseignants de Blind Tennis pour l'aspect handisport de la pratique. Enfin je pense que notre développement passera par l'inclusion dans les clubs valides, il est trop lourd de créer des clubs spécifiques, cela demanderait trop d'investissements.


Nous remercions Joël pour sa disponibilité.

Bien évidemment, dans un dossier aussi complexe que celui ci, nous avons du nous concentrer sur le plus important, énormément d'autres aspects sont à découvrir. Pour la petite histoire, un tournoi international a eu lieu au mois de mai dernier concentrant à Etampes 70 joueurs de 15 pays différents, donc ça peut marcher !

Nous vous tiendrons au courant des évolutions du dossier.

 

Fabien d'ERPT

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