En route, de Rio à Tokyo

Dimitri Jozwicki n'est pas tout seul

Publié le 16/07/2017 dans la catégorie Interviews

Le jeune Nancéen connaît sa première sélection en bleu à l'occasion de ces championnats du monde. Habituellement soutenu par tout un groupe dans les compétitions nationales, il se retrouve seul à Londres bien entouré par le staff de l'équipe de France. Par contre du côté de Nancy, ils seront beaucoup à suivre son évolution dans le stade olympique de Londres.
Rencontre téléphonique avec son frère jumeau, Rémi, lui aussi dans les starting-blocks.

ERPT
 : Dimitri semble trouver le temps long avant sa première course, toi ça va ?
Rémi Jozwicki : Oui ça va mais je trouve le temps très long aussi. En fait je pense qu'on ne se représentait pas trop ce que c'était comme compétition. Là on regarde avec mon père les premières journées, et on comprends bien je pense.

ERPT : Dans quel état de stress êtes-vous avec tes parents ?
Rémi Jozwicki : On a hâte qu'il commence ! Mon père regarde partout sur le net pour trouver des informations. Malheureusement, on ne pourra pas voir sa série du 200 m demain en fin de matinée puisque les accès Youtube en France sont filtrés. Mais je peux garantir que pour la finale on sera devant l'écran, je pense même que notre père y sera 5 heures avant histoire d'être certain de ne rien louper (rires). Mes parents appellent Dimitri tous les jours, en fait ils l'entourent comme ils ont toujours fait avec nous.

ERPT : Et au niveau du club, comment ça se passe ?
Rémi Jozwicki : Dimitri est en contact avec son coach, ça le rassure un petit peu je pense. Dans le groupe handi, on me demande tout le temps comment il va, et puis j'ai même des messages d'autres personnes avec qui on avait sympathisé sur les compets. Franchement, Dimitri est très apprécié et suivi.

ERPT : Quels sont les messages que vous essayez de lui faire passer ?
Rémi Jozwicki : Tout d'abord qu'il prenne du plaisir, qu'il fasse ce qu'il sait faire. C'est une compétition où il n'a rien à perdre, juste à montrer qu'il est là et qu'il sera bien présent dorénavant. Il faut qu'il essaye de ne pas se soucier des choses extérieures, il a le niveau pour être à Londres, ce n'est pas par hasard qu'il en est là aujourd'hui.

ERPT : Et toi, tu le sens comment ?
Rémi Jozwicki : Il me dit qu'il a des fourmis dans les jambes, qu'il veut courir, c'est bon signe ça. Il a été en plus bien boosté par la médaille de Mandy François Elie sur le 200 m, ça lui donne envie. Franchement, s'il passe en finale, il n'y aura plus qu'à lâcher les chevaux, tout sera remis à zéro. On s'en fout de savoir qui a fait quoi avant, il donnera tout pour ne rien regretter. Il a eu un petit coup de stress quand un des coachs lui a dit que ses pointes étaient trop usées pour être optimales, il a couru Londres pour en trouver des neuves !

ERPT : On sent de la fierté
Rémi Jozwicki : Evidemment, quand on sait par où il est passé. Il fait taire bien des personnes en étant présent à Londres. Et puis on est tous très fier de Dimitri qui n'a jamais rien lâché.

On se retrouve très vite pour la première course de Dimitri ! Pari tenu !
On retrouvera également Rémi ces prochains jours pour vous présenter son parcours évoluant de plus en plus vers la pratique handisportive.


Fabien d'ERPT

Crédit Photo : Rémi Jozwicki

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