En route, de Rio à Tokyo

Axel Zorzi l’année des changements

Publié le 13/08/2017 dans la catégorie Interviews

Deuxième sportif pouvant être considéré comme appartenant à la « Génération Paris 2024 » ayant accepté de répondre à nos sollicitations, Axel Zorzi s’apprête à affronter une saison décisive pour son avenir avec un certain équilibre à trouver. Le sprinter lyonnais revient sans langue de bois sur ses prochains défis.



ERPT : Avant d’évoquer la saison à venir, peux-tu revenir sur tes championnats du monde ?
Axel Zorzi : Tout d’abord, si je remets les choses dans le contexte, le premier « choc » pour moi a été d’être informé que je bénéficiais d’une « Wild Card » de la part de la fédération. J’étais le seul dans ce cas, il a fallu digérer la nouvelle et ce n’est qu’une semaine avant le départ pour Londres que ma préparatrice mentale a pu me mettre la conscience en ordre de marche.

Sur place, j’ai pris beaucoup de plaisir, c’est d’ailleurs le seul objectif qui m’avait été fixé par les coachs. En 1/2 du 200 m, je me retrouve au couloir 1 avec la grande peur de la lice qui fait que je n’ai pas pu me lâcher véritablement. Sur le 100 m, je me suis bien amusé aussi. Pas de qualification en finale, mais une tonne d’expérience emmagasinée. Cela m’a prouvé aussi qu’il fallait que je travaille encore et encore. Je suis parvenu cette saison à un pallier qu’il faudra franchir pour me retrouver avec les meilleurs, mais je ne suis pas inquiet.

ERPT : Tu faisais partie du Pôle Jeune de Lyon qui déménage à Talence (Près de Bordeaux). Vas-tu suivre le mouvement ?
Axel Zorzi : Non, je reste sur Lyon car je rentre en 2ème année d’école de spectacle, et je ne peux pas arrêter. Je désire être un intermittent du spectacle et il faut que je valide cette année. Je serais dans le club de Lyon Athlétisme avec Thomas Vero comme entraîneur. J’avoue que ça fait bizarre de penser que je ne m’entraînerais plus avec le groupe, avec Valentin (Bertrand) et Angélina (Lanza), mais bon on s’est dit au revoir correctement et on se reverra sur les compétitions.

ERPT : Cela va impliquer quelques changements pour toi
Axel Zorzi : C’est certain. Tout d’abord, je vais sortir du cocon dans lequel j’évoluais avec toutes les facilités du pôle. Il va falloir que je me débrouille seul pour payer le coach mental et peut-être un coach physique. Je cherche d’ailleurs des gens pour m’aider financièrement pour boucler le budget et pouvoir me rendre dans toutes les compétitions cet hiver et au printemps prochain.

ERPT : Et en terme d’objectif sportif ?
Axel Zorzi : Je vise une qualification pour les championnats d’Europe de Berlin. Sur le quotidien, je vais tâcher cette année de travailler plus en musculation parce que j’ai un déficit de ce côté là (rires).

ERPT : Timothée Adolphe nous a indiqué à de nombreuses reprises que tu n’étais peut-être pas classifié dans la bonne catégorie, qu’en penses-tu ?
Axel Zorzi : Effectivement, à ma dernière classification, on m’a dit que j’étais à la limite entre T13 et T12. Les ophtalmologistes m’ont laissé en T13 en m’expliquant que si il n’y avait pas d’évolution positive de ma vue, je passerais T 12 à Berlin lors de mon prochain « review » (NDLR : Pour les handicaps évolutifs, les athlètes sont revus par les médecins tous les ans ou tous les 2 ans).

ERPT : Qu'est ce que cela changerait pour toi ?
Axel Zorzi : Bien entendu la possibilité d’avoir un guide. Pour le 200m, ce serait très bien, j’ai toujours l’appréhension du virage. Sur le 100m, cela ne changerait rien je pense. Le problème est qu’en T12, il n’y a que 4 places en finale et ça ça met un peu de pression quand même. Pour être aussi très terre à terre, la possibilité d’avoir un guide « de vie » permettrait aussi de m’enlever tout le stress que je peux avoir en arrivant dans des stades ou je n’ai pas de repère, ou je galère parfois pour trouver la chambre d’appel par exemple. J’ai un entraîneur qui fait ça très bien pour l’instant mais il n’a pas que moi à s’occuper. On va dire que tous ces petits détails pourraient aider à ma progression, c’est sûr. Maintenant, il est trop tôt pou que je m’investisse avec un guide si je ne passe pas T12, ce ne serait pas honnête pour lui.

ERPT : Dans l’espoir que Paris obtienne officiellement les Jeux pour 2024, est-ce que ce serait une source de motivation supplémentaire ?
Axel Zorzi : Bien entendu, mes proches commencent déjà à dire que ce serait super, qu’ils pourraient venir m’encourager sur place. En plus, avoir un objectif à long terme (7 ans) permet de construire une carrière en passant par des objectifs à plus court terme comme Berlin ou Tokyo par exemple. Vraiment ce n’est que du positif.

Nous laissons le futur acteur avec la promesses de faire des points réguliers sur l’évolution de sa carrière sportive.

 

Fabien d'erpt

Crédit Photo : Kevin Bardon

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