En route, de Rio à Tokyo

Arthur Bauchet pour le plaisir de tous

Publié le 13/03/2018 dans la catégorie News

Nous n'en sommes qu'à mi-jeux et pourtant dans le coeur de nombreux supporters résonne déjà le nom d'Arthur Bauchet.


Crédit Photo : G.Picout / France Paralympique


Au delà des performances sur lesquelles nous reviendrons, c'est surtout l'homme (ou l'adolescent) de 17 ans qui étonne et détonne. Arrivé à PyeongChang avec les objectifs de se faire plaisir et d'apprendre, il promène son sourire et sa gaieté des pistes jusque dans les gradins et sur les podiums. Jamais avare de commentaires et de partage, il surprend également pas sa maturité et sa spontanéité pour répondre aux questions des journalistes, même en anglais !

Le secret du membre du Pôle France d'Albertville est peut-être justement de ne pas en avoir, ou alors un seul : l'envie de se faire plaisir et de faire plaisir sur des skis. Son premier entraîneur, John, nous disait il y a quelques jours : « Arthur, on lui attacherai deux morceaux de bois aux pieds, il serait content ! »

Ce « gamin en or » selon ses parents ne semble subir aucune pression, où plutôt elle n'a aucune prise sur lui. Premier départ de Jeux Paralympiques et bim une déclaration venu d'un autre monde : « La médaille c'est un bonus. Aujourd'hui je suis surtout content parce que je me suis fais plaisir sur les skis, c'était le but ! Si j'ai fait plaisir à ma famille c'est encore mieux, j'essaie de leur redonner ce qu'ils m'ont toujours donné ». Deuxième départ, deuxième médaille d'argent, et rebelote : « J'ai vraiment bien aimé mon super G même si je fais un faute en haut. Si j'ai pensé que c'était mort pour la médaille ? Non j'ai surtout penser à me relancer pour reprendre une dose de plaisir. De toutes façons, les médailles, c'est les cerises sur le gâteau ». Super combiné, 3ème médaille et 3ème passage à notre micro toujours aussi hallucinant de simplicité et de sobriété : « Oui j'ai un peu rêvé au départ du slalom, c'est normal, mais je me suis vite rendu compte que le Russe avait fait une super manche, il est très fort » et enfin une allusion à sa médaille quand nous lui avons dit qu'il faudrait agrandir le gâteau pour y loger toutes ces (ses) cerises : « Alors là ça ne me dérange pas qu'on agrandisse le gâteau, on peut le faire même encore plus grand ».



Celui qui fait la fierté de son grand frère Corentin de par la force de son combat, plus que par ses médailles, permet à ses proches de vivre des moments d'exception. Stéphanie, la maman nous expliquait vivre des moments uniques, des moments de folie avec ses proches au point qu'un couple d'amis a repousser la date de son retour en France pour continuer à vivre ces purs instants de bonheur. Cet entourage est pour beaucoup sur la notion de plaisir revendiqué par Arthur. D'une seule voix, Daniel et Stéphanie, les heureux parents : « Nous ne souhaitons qu'une seule chose, qu'il se fasse plaisir, les médailles ne sont que secondaires ». Seul ombre tableau, le manque de préparation mentale de la famille, durant les runs d'Arthur, la moyenne des battements de coeur des Bauchet et Cie doit crever le plafond et la Corée du Sud semble réfléchir à l'ouverture d'une usine de mouchoirs à PyeongChang.

  


Il reste deux courses à Arthur pour se surpasser, pardon pour prendre du plaisir, après il sera bien temps de penser à la suite d'une carrière qu'on lui souhaite longue et plaisante.

 

Fabien depuis PyeongChang

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