En route, de Rio à Tokyo

Jean Marie Frichet est un homme (presque) comblé

Publié le 15/03/2018 dans la catégorie Interviews

Le chef de mission du Comité Paralympique français promène son sourire et son expérience dans toutes les travées des sites paralympiques Sud-Coréens. Il dresse avec nous un premier bilan de ces Jeux 2018.

ERPT : Que pouvez vous nous dire du déroulement de ces Jeux à 2/3 du parcours ?
Jean-Marie Frichet : En terme de médailles, il est bon. Nous avons battu le record de Sotchi avec 13 médailles et quelques autres sont encore attendues. Maintenant l'autre objectif était de se maintenir dans le Top 5, je pense qu'on peut faire un peu mieux et être légèrement plus haut. Mais les autres nations sont fortes aussi, elles se battent.

ERPT : Pensez-vous que votre organisation, avec un petit peu plus de « maternage » y est pour quelque chose ?
Jean-Marie Frichet : Je pense que oui. Nous avons fait en sorte que les athlètes et les staffs n'aient à penser qu'à la compétition. Tout au long de l'année, ils doivent trouver seuls des solutions en prenant du temps sur leur coaching, là dès qu'ils ont le moindre problème, ils nous appellent et on se débrouille à les résoudre.

ERPT : Arthur Bauchet semble être la bonne surprise de ces Jeux côté français…
Jean-Marie Frichet : Au delà des résultats, c'est une excellente nouvelle pour le handisport français. Son sourire donne envie de partager avec lui. C'est un vrai visage « humain » du handisport.

ERPT : Est ce que le fait d'avoir une équipe resserrée est un avantage sur ces Jeux ?
Jean-Marie Frichet : Je ne sais pas, moi j'aurais bien aimé deux ou trois jeunes de plus de haut niveau venant pour apprendre. Même si on me dit qu'on apprend pas sur les Jeux, la pression est telle sur ces compétitions qu'une petite expérience est toujours la bienvenue.

ERPT : La Slovaquie semble s'être fait une spécialité sur les non-voyants, lui permettant d'être devant nous au tableau des médailles…
Jean-Marie Frichet : Avant c'était nous, la roue tourne. On commence à avoir un vrai problème en France avec cette catégorie : On ne trouve pas de guide de haut niveau bénévole. Avant de pouvoir être inscrits sur les listes de haut niveau, il faut avoir fait quelques performances, et aujourd'hui plus aucun guide ne veut prendre le risque.

Nous remercions Jean-Marie d'avoir pris sur son temps précieux pour répondre à notre interview ! Et avec bienveillance !!!

 

Fabien depuis PyeongChang

Crédit Photo : Kevin Bardon

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