En route, de Rio à Tokyo

Yohann Taberlet ne regrette rien, vraiment rien

Publié le 17/03/2018 dans la catégorie Interviews

Souvent les sportifs parlent de leur retraite comme d'une petite mort. Pour Yohann Taberlet celle ci a sonné dès sa sortie dans la première manche du slalom mais il a tout prévu. Sa plus grande fierté du moment est « d'avoir choisi la date, de ne pas sortir sur une blessure ou s'être fait mis à la porte »

ERPT : Yohann, l'heure a sonné pour les bilans, qu'est que tu retiendras de tes derniers Jeux ?
Yohann Taberlet : Ce sont de très bons jeux pour moi. L'objectif était de rentrer sans rien regretter et c'est le cas. Bien évidemment on va me dire qu'il me manque la médaille, mais franchement quand je vois les podiums, les mecs méritent tous d'y être. Je n'ai rien à regretter.

ERPT : Même pas tes sorties sur le Super G et le Slalom ?
Yohann Taberlet : Non pas du tout. Je suis venu à PyeongChang pour faire du ski engagé et je l'ai fait. Mes sorties sont des sorties dues à l'engagement pas au fait de « sous-skier ». Et puis je préfère de loin être sorti que d'être aller en bas et finir 8 ou 9. Et puis c'est comme ça c'est tout, on ne peut rien y changer !

ERPT : Qu'est ce que tu as aimé ici ?
Yohann Taberlet : D'abord les Sud Coréens sont géniaux. Ils sont souriants, ils veulent t'aider et ça c'est le top. Ensuite je retiens les images prises pendant ces Jeux, je pense qu'elles vont être utilisées pour promouvoir le mouvement paralympique c'est certain.

ERPT : Ces jeux marquent la fin de ta carrière
Yohann Taberlet : Et je suis content de finir sur cette note positive là. J'ai fait 4 paralympiades, et je place PyeongChang à la deuxième place juste derrière Vancouver.

ERPT : Cela fait 23 ans que tu es sur les circuits (valides et handisport), tu retiendras quoi de cette longue carrière ?

Yohann Taberlet : Sans doute la fierté d'avoir réussi mon passage chez les handisportifs. Ça a été très difficile, il y a eu des moments compliqués, mais on y est arrivé. Ensuite je suis fier de cette longue carrière, si elle pouvait donner des envies à d'autres skieurs qui s'identifierait, j'en serais ravi.

ERPT : Et maintenant que vas-tu faire ?
Yohann Taberlet : Si je termine ces jeux en bonne forme physique, je sais que le mental va un petit peu s'effronder comme après chaque événement de cet ampleur. Donc on va récupérer. J'ai surtout envie d'assister à la grossesse de ma femme Hélène, ses 6 premiers mois, je n'ai pas beaucoup été là. Je vais me consacrer à mes proches qui m'ont soutenu toutes ces années.

ERPT : Et pour l'avenir un peu plus lointain ?
Yohann Taberlet : Franchement je ne sais pas. J'ai plusieurs pistes, plein d'idées mais il va falloir que je me pose pour y réfléchir. Ce n'est pas le moment de prendre des décisions hâtives.

ERPT : Quand tu te retounes sur ta carrière, qu'est ce que tu changerai ?
Yohann Taberlet : Rien du tout ! Je ne regrette rien. Je n'échangerai ma vie pour rien au monde !

Nous profitons de cet aticle pour remercier Yohann qui s'est toujours arrêté pour répondre à nos questions malgré les déceptions. Nous lui souhaitons le bonheur le plus parfait dans sa nouvelle vie.

 

Fabien depuis PyeongChang

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