En route, de Rio à Tokyo

Médaille n.2 de notre Top 5 : L'argent d'Arthur Bauchet sur la descente

Publié le 23/03/2018 dans la catégorie News

Il est très difficile d'établir une hiérarchie entre les médailles françaises sur ces jeux de PyeongChang, car comme le disait Arthur Bauchet : « Chaque médaille a sa propre histoire ». Cependant nous prenons notre courage à deux mains et nous l'établissons comme nous l'avions fait après Rio.

N°2 : La médaille d'argent pour Arthur Bauchet sur la descente

Il y a eu une grande discussion au sein d'ERPT sur ce choix. Pourquoi une médaille d'argent si haut dans la hiérarchie ? Pourquoi cette médaille là d'Arthur et pas celle du slalom par exemple ? J'avoue aisément que j'ai imposé ce classement car cette médaille à une histoire particulière, une histoire de 17 ans en fait et de 24 heures.

Lorsque nous avons préparé les Jeux, une grosse inconnue planait sur les futurs résultats du natif de Saint Tropez. D'un côté, une saison dernière totalement aboutie avec des titres de champions du monde sur les épreuves techniques et une progression sur les épreuves de vitesse l'été dernier aux entraînements. De l'autre, un début de saison 2017/2018 difficile sur des neiges ne convenant pas du tout à Arthur, des réglages de matériel non finalisés et une première expérience paralympique avec sa dose de pression sur un adolescent de 17 ans.

Malgré tout ça, j'y croyais moi a cette breloque d'entrée ! Bon OK j'avais plutôt misé sur le bronze… L'avant-veille de cette première course, j'ai pu dîner avec l'entourage d'Arthur. A la question, quelle médaille pour la descente, la réponse a fusé : « Il est là pour se faire plaisir, pour découvrir pour grandir dans son sport. S'il y a une médaille tant mieux mais n'allons pas trop vite en besogne. Il ne faut pas oublier qu'Arthur à 17 ans et que d'être là c'est déjà magnifique ». Au moment de se quitter au pied des chalets, j'ai eu beau leur dire : "vous verrez, il l'aura sa médaille dès la descente" quand son entraîneur, ses parents, son frère et son entourage vous disent en gros « minute papillon » on commence à douter.

Le matin de la course, j'étais rempli de nouveau d'une confiance absolue. Pourquoi ? Je n'en sais strictement rien, un pressentiment peut-être.  Et la course m'a donné raison. Arthur a taillé les courbes comme dans un rêve, a pu prendre de la vitesse aux moments importants et n'a rien lâché jusqu'en bas de la piste. Cette médaille est très importante à mes yeux, parce qu'elle montrait déjà que Marie Bochet n'aurait pas tout le poids de l'Alpin sur les épaules, qu'Arthur faisait son entrée dans le petit monde des médaillés paralympiques à 17 ans, qu'il confirmait que la pression (quelle pression?) n'aurait aucune prise sur lui et que tout simplement tout irait bien pour lui à PyeongChang.

Je ne saurai pas expliquer pourquoi, mais je vous assure que cette première course d'Arthur restera gravée très longtemps dans ma mémoire. Je pense qu'on a assisté ce jour là à la naissance d'un très grand champion. Rendez-vous à Pékin maintenant pour savoir si j'avais raison...    


Fabien d'ERPT

Crédit Photo Fabien Ferré

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