En route, de Rio à Tokyo

Retour d'Amsterdam

Publié le 27/11/2019 dans la catégorie Resultats-et-analyses

Voici quelques jours que nous sommes rentré des Pays-Bas, où nous avons eu la chance de participer à une étape de coupe du Monde d'Escrime Fauteuil. Bien sur nous ne nous sommes pas risqué à tirer contre les meilleurs Mondiaux, mais nous avons suivi Elias Semaan durant deux jours.

 

Du voyage, à la compétition en passant par la logistique et au ravitaillement nous avons pu réaliser ce que représente une telle épreuve, en pleine course à la qualification pour les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020.

 

Jour 1, objectif rallier Amsterdam en train (peut-être une des étapes les plus compliqué pour nous, qui venons du fin fond de notre Bourgogne). Après avoir, non sans mal rejoint Paris nous retrouvons Elias et embarquons à bord du Thalys. Autant vous dire qu'avec deux fauteuils, une housse d'escrime et 2 valises on n'est pas vu d'un bon œil par l'employé de la SNCF sensé nous aider. Bon nous ne sommes pas ici pour parler accessibilité ou de la qualité de prise en charge de la SNCF mais un petit rappel ne fait pas de mal. Nous voilà donc en route pour les Pays-Bas.

 

Arrivée à destination une bénévole nous attend déjà et nous retrouvons d'autres athlètes venus des quatre coins du Monde. La journée est déjà bien avancée mais loin d'être terminée, il faut encore rejoindre l’hôtel et passer les contrôles des armes et autres équipements.

 

Jour 2, Pour la catégorie B (celle d'Elias) c'est le jour du Fleuret, pas l'arme de prédilection pour Elias mais un bon moyen pour se mettre en condition et entrer dans la compétition, et puis comme on est pas venu pour voir les moulins ça tombe bien ! Loin de bénéficier d'un tirage favorable, le Libanais va devoir se frotter au multiple champion Paralympique Hu. Qui s'y frotte s'y pique, le tireur Chinois est fort, trop fort, mais des leçons sont à retenir de cette rencontre.

 

Pour la suite de la journée, pas le temps d'aller visiter les coffee shops, nous suivons Maxime Valet, qui s'est qualifié pour la suite de la compétition. Le Toulousain réalise un parcours propre, et se hisse jusqu'en demie finale, ce qui l'assure d'une médaille. Pour sa demie finale il retrouve une vieille connaissance, le Chinois Hu qui a battu Elias le matin même. Malgré une belle résistance le Français s'incline contre sa bête noire et remporte la médaille de Bronze, la première pour le clan tricolore.

 

 

Jour 3, Place à l'épée, la journée la plus importante pour Elias puisque c'est son arme favorite. Petite pression supplémentaire mais on sent aussi plus de confiance chez notre champion. De notre coté, on ne va pas vous mentir, on était aussi prêt au combat, mais faut pas déconner nous on reste en coulisse et on envoi Elias en première ligne, c'est lui le soldat. L'objectif de cette compétition est de confirmer la nouvelle position sur le fauteuil pour être prêt pour le championnat d'Asie. Après 5 rencontres de Poule, Elias sort du tableau avec plus de certitudes sur sa nouvelle position et sur ses axes de travail pour être fin prêt pour le Mois d'Avril et les championnats d'Asie.

 

Côté Français, Yannick Ifebe et Yohan Peter se sont tous les deux hissés jusqu'en quart de final. Malheureusement, ou heureusement, les deux épéistes Français se retrouvent face à face. Une médaille assurée pour la France mais un seul Français en demi. Dans un duel acharné, c'est Yohan qui va, pour la première fois, s'imposer face à Yannick. Yohan Peter va se parer de Bronze, après s'être incliné en demie finale contre un des meilleurs tireurs mondial, le Britannique Dimitri Coutya.

 

 

Jour 4, il est l'heure de rentrer en France, nous profitons du voyage retour pour tirer un premier bilan, analyser les vidéos et envisager la suite de la course à la qualification. Un bilan positif pour Elias qui revient d'Amsterdam avec des nouveaux enseignements sur sa position, sur les points à travailler et avec une confiance reboosté. Autre enseignement important pour lui, il est difficile de supporter les membres d'En Route Pour Tokyo quatre jours d'affilés (rire).

 

Pour nous le bilan ne sera pas sportif mais plus global, nous avons été impressionné par toutes l'énergie déployé par un athlète, qui se déplace sans sa fédération ou un encadrement privé. Les navettes hôtel / Gymnase, les enregistrements et certification du matériel, le transfert sur le handifix, la logistique du voyage ect. Il est difficile d'être complètement dans sa compétition quand il faut gérer seul tous les à cotés.

 

Nous tenons a remercier Elias Semaan, qui nous a permit de vivre cette coupe du monde au plus près. On le remercie une seconde fois pour nous avoir supporté, nous et nos blagues à deux Livres Libanaise. Nous le remercions encore une fois pour nous avoir aidé à prouver, en ne se mettant pas debout, que non c'est pas parce qu'on veut qu'on peut !

 

Kevin d'ERPT

Crédit Photo : Kevin Bardon

Article précédent

bordure verte

Et vous, qu'en pensez-vous ?

bordure verte
bordure verte

A propos

@ERPTokyo :

bordure verte

Pendant ce temps :

Des vidéos de formation pour la FEPEM
3 versions pour un booktrailer
PAPIs, Real-world machine learning stories
Refonte du site Diaphonique.org
Etude de cas : Le Cri
Les Rencontres Innovations et Galien 2017
De la cour au jardin
Islanova, exemple d'une communication digitale

Toute l'actualité de JD²