En route, de Rio à Tokyo

Cécile Hernandez s'est donnée les moyens de sa réussite

Publié le 26/02/2018 dans la catégorie Interviews

Notre snowboardeuse pyrénéenne est un modèle d'abnégation et pas seulement dans sa lutte contre la maladie. Petit flashback quatre ans en arrière à Sotchi, l'occitane arrache sa qualification pour les Jeux Paralympiques 10 jours environ avant la cérémonie d'ouverture, premier défi remporté. En Russie, même si les rumeurs la présentaient comme étant une des favorites, elle crée la surprise en décrochant la médaille d'argent sur le Banked Slalom, seule épreuve de Snowboard inscrite au programme en 2014. Ne voulant rien lâcher, elle poursuit l'aventure sur les circuits coupe du monde décrochant 6 globes de cristal, et 4 médailles mondiales (1 or et 3 argent). A PyeongChang, il ne fait aucun doute qu'on la retrouvera à la bagarre pour les titres et les podiums.



Voici les meilleurs moments de notre interview réalisée début décembre.

ERPT : Comment abordes-tu ces Jeux Paralympiques ? Pas trop de pression ?
Cécile Hernandez : De la pression, il y en a toujours dans ces grands événements, on les attend depuis 4 ans. Mais personnellement, je ne me mets aucune pression ! Je fais ce que je sais faire pour préparer les jeux dans la continuité des saisons précédentes. Et puis, avec ma maladie, je vis par tranche de 24 heures, alors comme ce sont des courses d'un jour, tout pourrait dépendre de mon état de forme à ce jour précis.

ERPT : Justement, tu t'es adjointe d'une personne supplémentaire dans ton staff pour gérer au mieux cette situation
Cécile Hernandez : Oui, je me suis entourée d'un coach mental même si sa mission va bien au-delà pour moi. On se prépare psychologiquement à chaque journée, cela me permet de sortir d'un excès de concentration qui pourrait me tétaniser. De plus cela m'aide vraiment dans la vie de tous les jours, c'est devenu un vrai coach de vie qui sera d'ailleurs présent en Corée à mes côtés pour m'aider.

ERPT : Dans quel état de forme es-tu ?
Cécile Hernandez : Ca revient petit à petit. J'ai eu un grave accident en mai dernier qui a beaucoup perturbé ma préparation estivale, je rattrape le retard, le but c'est d'être vraiment prête à PyeongChang.
(NDLR : Malheureusement, Cécile a du manquer l'étape de Coupe du Monde de Big White pour cause de maladie en février).

ERPT : Tu seras présente sur les 2 disciplines, le Cross et le Banked Slalom, laquelle préfères-tu ?
Cécile Hernandez : Le Cross assurément. C'est une discipline de confrontation, de une contre une, c'est super excitant, la motivation vient toute seule. En plus comme je viens du BMX, je pense que cela me donne un avantage en terme de trajectoires et pour le départ également. Le Banked Slalom c'est diffèrent, tout se joue sur la technique mais on peut y trouver aussi beaucoup de plaisir.

ERPT : Et quels sont tes objectifs ?
Cécile Hernandez : Briguer le meilleur dans les 2 disciplines mais pas seulement d'un point de vue résultat. Je fais du sport aussi parce que c'est indispensable dans ma vie par rapport à ma maladie. Je veux repousser encore plus loin les capacités de mon corps.

Nous souhaitons bien évidemment le meilleur à Cécile, une femme vraiment bien en plus de la championne qu'on connaît. Vous pourrez la retrouver le 12 mars pour le cross et le 16 mars pour le Banked Slalom.

Allez les bleus !

 

Fabien d'ERPT

Crédit Photo : Kevin Bardon

Article précédent Article suivant

bordure verte

Et vous, qu'en pensez-vous ?

bordure verte

A lire aussi

Thomas Clarion Des championnats du monde réussis

Publié le 21/02/2017 dans la catégorie Interviews

Résumé de ce Mardi

Publié le 14/09/2016 dans la catégorie Résultats et analyses

bordure verte

A propos

@ERPTokyo :

bordure verte

Pendant ce temps :

Des vidéos de formation pour la FEPEM
3 versions pour un booktrailer
PAPIs, Real-world machine learning stories
Refonte du site Diaphonique.org
Etude de cas : Le Cri
Les Rencontres Innovations et Galien 2017
De la cour au jardin
Islanova, exemple d'une communication digitale

Toute l'actualité de JD²